Sharpstone

Financer une deeptech, c'est construire une roadmap avant de remplir des dossiers

Alexandre D.

Alexandre Doremus

Consultant senior – SHARPSTONE

Jeudi dernier, avec Antoine Soulard, nous avons animé une masterclass pour les startups du Quantum Launchpad et d’iXcampus sur le sujet du financement, dilutif et non-dilutif, avec un focus sur les Deeptech.

Le financement d’une startup Deeptech, c’est un peu comme la lumière : selon l’angle, on voit la particule ou l’onde. La particule, c’est l’equity : discrète, identifiable, celle que tout le monde pointe du doigt. L’onde, c’est le non-dilutif : diffuse, continue, moins spectaculaire mais omniprésente. Les deux sont la même réalité, deux facettes du même projet. Et pourtant, on ne parle presque que de la première.

Augustin de Cambourg  a très bien couvert le versant particule : la réalité du fundraising early stage, les délais, la préparation, les pièges. Une observable bien connue de l’écosystème.

Ce qui m’intéresse, c’est le versant onde. De loin, le non-dilutif ressemble à un faisceau unique, « les aides publiques ». Mais quand on le passe au prisme, il se décompose en tout un spectre : BFTE, i-Lab, ADD, JEI, CIR, prêts d’honneur, etc. Chaque longueur d’onde a ses propriétés, son timing, ses conditions. Et surtout, ils sont intriqués : le timing de l’un conditionne l’accès à l’autre. Tout l’exercice, c’est de construire une roadmap où chaque brique en débloque une suivante.

Quelques convictions que nous avons partagées

  • L’equity a un coût, et il n’est pas toujours là où on le croit. Dilution, gouvernance, dépendance au prochain tour, ça se mesure mal au moment de la signature, mais ça se ressent après. Tout euro que vous pouvez aller chercher autrement, c’est du capital préservé.
  • Le volet fiscal (JEI, CIR, CII), c’est un sujet qui a l’air secondaire jusqu’au jour où on se rend compte qu’il conditionne tout le reste. Mieux vaut le poser proprement dès le départ que de le rattraper plus tard.

L’après-midi, office hours avec 2 projets accompagnés par le Quantum Launchpad et iXcampus, un en réalité augmentée (Cossenser, Antoine-Camille Petrucci), l’autre en communication quantique (Q-Link, Jérémie Franc de Ferrière).

2 stades différents, 2 contextes différents, mais les mêmes questions : par où commencer côté non-dilutif, comment séquencer les dispositifs avec la levée, quand sécuriser le fiscal.

C'est exactement mon quotidien chez Sharpstone

Parce que c’est ça le métier : prendre une situation de financement encore en superposition d’états, et la faire converger vers une feuille de route claire. Rédiger les dossiers, piloter la relation avec les interlocuteurs, sécuriser le fiscal, pour que les fondateurs restent sur leur techno et leurs clients.

Le format visio a bien fonctionné. Mais ce type de session, ça gagne clairement à se faire en physique, les échanges entre projets, les discussions informelles après, c’est souvent là que les vrais déclic se produisent. Prochain round en présentiel à la rentrée.

Merci à Guillaume AUBARD, PhD pour l’organisation, et aux fondateurs présents.

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